HOMÉLIE DU 3e DIMANCHE DU T.O. / ANNÉE B (Père Basile)

« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »
Telle est, selon l’évangéliste Marc, l’appel de Jésus au commencement de son ministère public inauguré par son Baptême, que nous avons célébré il y a deux semaines en clôturant le temps de Noël. C’est selon le même élan de demande de conversion que l’appel est lancé aux habitants de Ninive par le prophète Jonas (cf. 1ère lecture).
Seulement, tandis que chez Jonas c’est en des termes menaçants que l’invitation à la conversion est adressée aux Ninivites, la conversion dont il s’agit dans l’évangile est liée à la proximité du règne de Dieu qui est présent en la personne de Jésus. Saint Paul nous rappelle que « le temps est limité ». C’est pour dire à quel point la conversion est urgente. Dieu veut réaliser son projet d’amour, il faut entrer dans la dynamique de ce projet, s’y consacrer totalement. Par la conversion. La conversion, qu’est-ce à dire ?
Dans le contexte où Jésus parlait, se convertir signifiait pour ses contemporains reconnaître le Christ comme l’unique Seigneur, l’Envoyé de Dieu ; reconnaître son autorité et l’écouter comme le Fils par qui Dieu a parlé en ces temps où nous sommes. Pour nous aujourd’hui, c’est aussi recevoir le don de la foi et le rendre opérant par la charité, car « la foi sans les œuvres est morte », comme nous enseigne saint Jacques (Jc 2, 26).
Ce don de la foi devrait nous donner un autre regard sur le monde. C’est dans ce sens que saint Paul nous exhorte dans la seconde lecture : « Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, […], ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien »(1 Co 7, 29). Il ne s’agit pas de faire semblant, mais de faire une conversion de regard pour ne pas s’accrocher aux choses qui passent avec le temps qui est justement limité, de donner la première place aux valeurs spirituelles, aux sacrements, aux œuvres de charité, etc. Sous cet angle, la conversion consiste aussi à découvrir le Christ à travers tous les événements de l’histoire humaine, y compris ceux qui nous paraissent difficiles à supporter – collectivement et/ou individuellement – en nous rappelant que Dieu est l’origine, le centre et la fin de l’histoire, la cause du salut, la plénitude de la Vie.
Se convertir ainsi, c’est aimer Notre Seigneur par-dessus toute chose en cette terre, de tout notre cœur, de toutes nos forces, et être tout à lui. C’est l’exemple que nous donnent les premiers disciples du Christ quand il les appelle. « Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent » (Mc 1,18). Leur réponse aussi rapide que généreuse nous semble à première vue invraisemblable ! On ne lâche pas comme cela son métier, ses outils de travail et même sa famille, sur une simple parole d’un étranger de passage et sans un regard en arrière ! Les disciples, eux, sont fin prêts à suivre Jésus. A la différence de nous autres qui, la plupart du temps, sommes peu réceptifs à tout changement. A l’exemple des disciples, il nous faut être prêts à lâcher prise, comprendre que se convertir, c’est faire en sorte que Dieu soit tout en nous. Ce troisième dimanche du temps ordinaire est, rappelons-le, consacré « à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la parole de Dieu », comme l’a souhaité le pape François. Quelles sont les appels que Dieu m’adresse dans ma vie de famille, dans ma profession, dans mes relations, etc. à travers sa parole ? Quelles sont mes réponses ? 

HOMÉLIE DU 2ème dimanche du TEMPS ORDINAIRE B 17 Janvier 2021 Samuel (3,3-10.19) 1Co(6,13-15.17-20) Jean (1, 35-42)

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps ordinaire de la liturgie de l’Église. Les ornements liturgiques sont verts, symbole de nature,  de vie, d’espérance.
Mais, ordinaire ne signifie pas quelconque.
Après la joie de Noël, la naissance de Jésus, le baptême du Christ et la venue des mages, et avant Pâques , nous avons besoin d’un temps pour nous imprégner de cette force que nous donne l’irruption de Dieu dans nos vies.
« Nous ne pouvons pas vivre que de temps forts »  aimait à dire le cardinal Ricard quand il était évêque  à Vienne.
Cependant la liturgie n’est pas fade pour autant.  
Ainsi aujourd’hui, nous sommes sensibilisés par l’appel  permanent de Dieu  à nous associer à son œuvre  créatrice
Dans la première lecture, le jeune Samuel, tout entier voué au service de Dieu, recevra trois appels  avant de reconnaître, grâce à la perspicacité de son maître Eli, que c’est Dieu lui-même qui en était l’origine , et de répondre  enfin : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute »
Dans l’Évangile, Jean Baptiste sur les bords du Jourdain aperçoit Jésus qui allait et venait. Il dit à l’adresse de s es disciples : « voici l’Agneau de Dieu ». Aussitôt, deux d’entre eux,   le suivent .
Nait alors, le dialogue  entre Jésus,  André,  et Simon-Pierre : « Que cherchez-vous ?». « Maître où demeures-tu ? » « Venez et vous verrez » .
Ainsi commença la mission de Jésus et de ses disciples.
Ainsi naquit  le Christianisme qui selon Bergson est : «   l’axe autour duquel a basculé le sort du monde »
De fait, la rencontre de Dieu, l’appel de Dieu est toujours un séisme dans nos vies.
Ainsi :
-Le « Fiat » de Marie est la source du salut.
– Les mages transformés à la vue de Jésus repartent  par un autre chemin,  pour une autre vie.
– Simon, devenu  Kephas  (Pierre)sera le socle  de l’ Église
-Saint Augustin,  Saint François d’ Assises, Charles de Foucault, Paul Claudel, André Frossard , pour ne citer que quelques hommes, mais aussi combien d’anonymes, hommes et femmes, menant des vies libres,  ont répondu à l’appel du Christ  et ont servi l’Église et l’ humanité dans une conversion féconde ?
Dieu a besoin des Hommes et des femmes pour faire passer son appel à venir à travailler à sa vigne.
Il a eu besoin d’Eli pour interpeler Samuel, besoin de   Jean Baptiste pour désigner L’Agneau de Dieu à André et à Simon.
Dieu a besoin de nous  comme nous avons besoin des autres pour discerner les appels de Dieu.
Appels à l’unité :   « je prie pour que tous soient un »( Jean 17,21) 
Demain s’ouvre la semaine de prière pour l’Unité  des chrétiens. Il est important que fils du Père, frères du Christ, nous soyons unis par l’Amour de Dieu et non pas divisés par des querelles de chapelles.
Appels à l’Espérance
Depuis près d’un an, la France a peur. Le monde a peur ;
La pandémie du Coronavirus venu de Chine,  baptisée Covis 19 éprouve nos vies, notre santé, notre économie et  notre moral. Cette situation est vécue comme irréversible  par beaucoup.
Notre jeunesse même est atteinte, craignant  de ne plus jamais retrouver « la vie d’avant ».
Pourquoi un tel pessimisme ?
Parce que le monde actuel (en France au moins) s’habitue à vivre sans Dieu  c’est à dire sans Espérance et sans « Sagesse divine »
L’histoire nous apprend pourtant que, quelle que soit la brutalité des crises et leur importance, le monde s’est toujours relevé  et en est souvent sorti grandi et fortifié.
Ceci parce que l’homme a été créé par Dieu pour le bonheur et qu’au cœur de chacun,  il a mis ce que Charles  Péguy appelle : «  Cette petite fille d’Espérance qui  n’a l’air de rien du tout. Cette petite  fille Espérance . Immortelle »
L’Espérance qui se différencie de l’espoir  en ce sens qu’elle repose,  non pas sur la vie temporelle(science, avoir, savoir, pourvoir) , mais sur la promesse de la vie éternelle
Promesse qui est foi en Dieu.
Foi qui est don (de Dieu) mais qui est aussi accueil et Alliance.
Foi qui, hélas, n’a plus guère sa place dans notre monde matérialiste.
Mais, confiance, l’Esprit Saint veille.
Amen
Bernard Buisson, diacre

BAPTÊME DU SEIGNEUR « B »

« En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain »
C’est le Baptême du Seigneur. Avec cette célébration nous replongeons dans les profondeurs de nos racines chrétiennes. Nous entrons alors dans le mystère de nos origines. C’est-à-dire à la suite du Christ, le Fils Unique du Père, nous sommes fils de Dieu qui est Trinité Sainte : Père, Fils et Esprit Saint.
Le Père qui se révèle dans la voix : « C’est toi mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis tout mon amour », le Fils qui se présente en l’homme : « Jésus…se fit baptiser par Jean dans le Jourdain », l’Esprit Saint qui apparaît en forme de colombe : « Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe ».
En cette liturgie, l’Église nous présente une belle catéchèse (un bel enseignement) de la vie chrétienne : une vie dans les pas du Christ, notre Seul modèle et Unique référence.
Le Baptême du Seigneur nous dit et redit que l’amour de Dieu a été versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint. Un amour marqué du sceau de la grâce et qui fait grandir dans la foi, avancer dans l’espérance et progresser dans la charité.
A la lumière du Christ, chacun et chacune depuis son baptême porte désormais, dans son humanité profonde, fragile et blessée la vie même de Dieu : sa grâce, son souffle, sa force, le poids de sa présence. Voilà qui rappelle tout l’Amour Créateur de Dieu : « fait à son image et à sa ressemblance ».
Par Jésus baptisé, la foi en nous se fortifie. Avec Lui, l’amour en nous s’épanouit. Et En Lui, l’espérance en nous s’illumine.
Toi ma sœur, toi mon frère,
-Qu’as-tu fait de ton baptême ? Que dis-tu de ta consécration par le baptême ? (Que l’Évangile « Marc 1, 7-11 » enrichisse, ici, ta méditation)
-Comment tu vis, dans les temps présents, les belles promesses que le baptême réalise ? (Que la Première lecture « Isaïe 55, 1-11 » nourrisse, ici, ta réflexion)
-De quelle manière témoignes-tu de l’actualité de la grâce de Dieu en toi ? (Que la Deuxième lecture « 1Jean 5, 1-9 », féconde, ici, ta relecture)
Au nom de ton baptême,
En ce début d’année que Dieu renouvelle pour toi et tous tes chers son amour indéfectible. Que sa bienveillance à jamais te relève, te console et t’accompagne. Et que sa bonté infinie porte à son accomplissement ses belles promesses, pour ce nouvel an : « Que le Seigneur te bénisse ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur t’apporte la paix ! » (Nombres 6, 22-27)
P. Davy B.B

Épiphanie 2021

Nous voilà à fêter l’Épiphanie, qui, dans les pratiques populaires, avec le tirage de la galette, n’est pas avare d’une belle dimension symbolique. Comme nous chrétiens, nous aimons connaître la source de la bonne eau qui peut couler dans la société, il n’est pas inintéressant de se poser la question du sens de cette fête. Je verrai trois enseignements qu’il nous faudrait retenir de la lecture de l’évangile du jour : les signes, les personnes, et leur comportement.
Les signes. Les mages ont suivi l’étoile, c’est-à-dire, ils ont scruté les signes qui pouvaient leur être donnés pour se mettre en route, et pour s’engager sur le chemin qui mène à la foi. C’est une question réelle qui est posée à l’ensemble de notre société : sommes-nous curieux des signes que Dieu nous envoie, ou nous fermons nous, sans vouloir discuter, face aux questions posées ? Dans une société où Dieu disparaît de l’horizon des hommes, il reste, alors que les jeunes font des études de plus en plus longues, à étudier les disciplines qui nous mettent directement devant le créateur, telles que celles qui se penchent sur l’homme (l’anthropologie, qui étudie l’homme et son origine), sur la nature (la biologie, qui étudie l’évolution et ses articulations) ou sur le cosmos (l’astrophysique, qui étudie l’univers, sa naissance et ses propriétés). Travailler ces questionnements est certainement une bonne entrée mieux comprendre que Dieu a créé l’univers pour l’homme, et qu’il a créé l’homme à son image…
Les personnes. Il faut le dire, le Christ, en recevant les bergers avant de recevoir les rois, remet les choses à l’endroit, et nous donne une formidable leçon d’humanité. Oui, le Christ a commencé, au tout début de sa vie, à recevoir les exclus : les bergers, qui à l’époque étaient les refoulés d’une société romaine fondée sur l’inégalité. Il les a fait passer avant ceux qui comptaient… Mieux même, après les pauvres, le Christ reçoit en la personne des rois, les païens… 1 les pauvres ; 2 les païens. Quelle pédagogie !
Ces païens, qui vivent un véritable déplacement, -parce qu’ils ont accepté d’étudier les signes-, alors que les croyants de Jérusalem eux ne bougent pas ; eux avaient leur certitude et ne voulaient pas être dérangés. On ne les verra pas d’ailleurs, installés dans leur superbe, et les grands prêtres n’arriveront que lorsque le Christ mettra le peuple en ébullition par son discours fondé sur le relèvement de toute personne. C’est ce que dit St Paul dans la deuxième lecture, « Toutes les nations sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus par l’annonce de l’évangile ». 
Notre comportement. 3ème enseignement. Les mages, après avoir vu le Christ, sont repartis par un autre chemin. Un autre chemin, c’est-à-dire, eux les païens, ils se sont convertis. Nous, après avoir entendu cet évangile, après avoir contemplé la crèche, allons-nous repartir par un autre chemin ? Notre cœur va-t-il se convertir, ou allons nous rester au seuil de nos vies ? Car finalement, que nous dit l’évangile que nous entendons dimanche après dimanche sinon de nous demander, à nous humains, d’être tout simplement… humains.
Seigneur que ton Évangile nous convertisse et nous rende meilleurs ! Frères et sœurs, quand le prêtre ou le diacre repose l’évangéliaire après l’avoir fait acclamer, il dit à voix basse « Que cet évangile efface mes péchés ». C’est ce que je vous souhaite, à vous aussi, pour cette Épiphanie et cette nouvelle année.
Thierry Merle

SAINTE FAMILLE / B (Père Basile)

Dimanche de la Sainte Famille de Joseph, Marie et Jésus. C’est une fête qui prolonge admirablement la célébration de Noël. Aussitôt après la naissance de Jésus, la Sainte Famille est formée …


L’année liturgique B, les textes bibliques ont une particularité propre : au lieu de mettre l’accent sur les vertus familiales comme on aurait pu s’y attendre, ils insistent sur la foi. Nous avons là un autre aspect de cette fête qui nous rappelle que la foi est une dimension essentielle de la vie familiale. Si elle est présente dans nos familles, alors les vertus familiales peuvent s’y épanouir.
La première lecture et la seconde présentent Abraham comme un modèle de foi. Il a répondu oui à l’appel du Seigneur. Sans savoir où il allait, il a quitté son pays et sa famille. Il a seulement cru à l’accomplissement de la parole de Dieu qui lui promettait une descendance issue de son sang. Descendance qui s’accroît aujourd’hui en ceux que l’Esprit Saint engendre à la foi. A partir de l’exemple d’Abraham, nous pouvons retenir deux choses au sujet de la foi, à savoir : que celle-ci ne consiste pas « seulement [à] adhérer à des idées, des croyances ; c’est d’abord se mettre en route, s’engager sur le chemin que Dieu nous montre » ; que la foi nous aide à supporter les épreuves. Par rapport à cela, le message d’espérance que nous livre Noël, c’est qu’en Jésus, Verbe de Dieu fait chair, Dieu est avec-nous (Emmanuel) dans notre combat contre toutes sortes de souffrance – y compris la souffrance liée à la crise sanitaire.
Selon l’Épître aux Hébreux, la foi d’Abraham est tellement profonde que ce dernier est prêt, à la demande de Dieu, à offrir son fils Isaac, celui-là même qu’il a reçu en exécution de la promesse divine. Il offre son fils et, ainsi, manifeste sa disponibilité. Il est prêt à rendre à Dieu ce don reçu, ce don qui ne lui appartient pas totalement. L’épreuve au travers de laquelle Abraham est passé signifie et manifeste profondément que les enfants appartiennent à Dieu. A cet égard, la foi d’Abraham interpelle les parents. Ils ne doivent pas avoir vis-à-vis de leurs enfants une attitude possessive. Ils ne doivent pas chercher, dans les relations qu’ils établissent avec eux, leur propre satisfaction, mais le bien des enfants, le bien de ces créatures aimées de Dieu, qui doivent progressivement acquérir leur autonomie et vivre leur vocation propre.
Nous voyons dans l’Évangile comment Marie et Joseph prennent conscience de ce que Jésus n’est pas un bien qu’ils possèdent, mais une responsabilité, un don de Dieu qui continue d’appartenir à celui-ci plus qu’à eux. C’est ce qu’ils expriment lorsqu’ils le conduisent à Jérusalem pour l’offrir au Seigneur, c’est-à-dire pour reconnaître qu’il appartient à Dieu. Démarche de foi semblable à celle d’Abraham, qui voit en Dieu la source et la fin de tout bien.
L’exemple que nous donne la Sainte Famille est avant tout un exemple de foi. « Dans la vie familiale de Marie et Joseph, Dieu est au centre ; il l’est en la personne de Jésus. La famille de Nazareth est sainte parce qu’elle est centrée sur la personne de Jésus. Voilà l’idéal qui est proposé aujourd’hui à toutes nos familles, parents et enfants ». Leur socle, ce sera la foi,la confiance en Dieu, qui lui seul a un plan merveilleux pour nous. Sans oublier qu’avoir confiance en Dieu permet de tenir bon ; qu’avoir confiance en Dieu nous évite de douter de l’amour de Dieu envers nous et nous permet de persévérer dans la prière ; qu’avoir confiance en Dieu renforce notre relation avec Lui, nous donne d’entrer dans ses promesses et d’accueillir ses bénédictions.
Puissions-nous tous nous laisser éclairer par la Lumière des nations qu’est Jésus pour pouvoir la répandre autour de nous et vivre en amitié avec ce Fils de Dieu et unique sauveur du monde. Que la prière de Joseph, le gardien et le protecteur de la Sainte Famille, et de Marie, la Mère du Verbe incarné, obtienne la confiance de la foi à toutes les familles du monde pour qu’elles restent toujours fidèles à l’amour de Dieu.

Méditation de Noël

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire. ( Jn 1, 14 )

« Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et
couché dans une mangeoire ». ( Lc, 2, 12 )

« Rien de merveilleux, rien d’extraordinaire, rien d’éclatant n’est donné comme signe aux bergers, Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l’enfant, avec son besoin d’aide et sa pauvreté ». ( Benoît XVI )
Une femme a tissé le corps de Dieu.
Une femme ravie a bercé son Dieu.
Une femme attentive a nourri le Fils de Dieu.
On l’appelle Marie, Mère de Dieu.
Un enfant nous a dit la paix de Dieu.
Un sauveur nous est né,
Grâce de Dieu.
Un enfant nous a dit l’âge de Dieu.
Un enfant nous est né,
Gloire de Dieu.
Un enfant nous a dit le cœur de Dieu.
Un enfant nous est né,
Amour de Dieu.


Dans le petit enfant de la crèche accueillons avec joie Jésus venu nous visiter, présent chaque jour dans sa Parole et dans l’eucharistie. Reconnaissons sa présence aimante au cœur de tous ceux que nous rencontrons.
Dieu a passé la nuit comme un guetteur.
La lumière de l’aube a brillé dans l’étable où Dieu nous a rejoints.
Les bergers s’en sont retournés sur leurs pâtures accompagnés du chant des anges,
« dans la paix des hommes qu’il aime. »
N’aie donc pas peur de vivre !

Dieu lui-même a marché en nos chemins, nous invitant à le suivre avec son Fils.
Il est allé de Bethléem aux rives du lac de Galilée.
Il a marché vers la Montagne de Sion, et s’est offert sur la colline du Golgotha.
Il est ressuscité, pour nous conduire au Père.
Ne t’arrête pas ! Marche à sa suite !
N’aie donc pas peur de vivre !

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux
et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »


Joyeux Noël à chacun de vous, que Dieu vous bénisse.

Père Jean-Hugues Malraison



DIMANCHE 20 DÉCEMBRE 2020. 4E DIMANCHE DE L’AVENT. ANNÉE « B »

2 Samuel (7, 1-5. 8b-12. 14a. 16) ; Ps 88 (89) ; Romains (16, 25-27) ; Luc (1, 26-38)
DONNER DIEU AU MONDE

Noël est maintenant proche. Il vient, celui que nous attendons. Les lectures d’aujourd’hui nous disent l’espérance d’un peuple, la foi et la confiance de Marie en l’amour de Dieu.
Ce 4e dimanche de l’Avent, comme une porte qui devant nous s’ouvre, nous fait entrer dans le mystère de l’incarnation du Verbe : Dieu-avec-nous (l’Emmanuel).
Le « Oui » (fiat) de Marie : « Je suis la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » éclaire notre liturgie. En elle, Marie, la Parole de ce dimanche trouve sens dans ce que Dieu nous dit et nous communique
Marie répond magnifiquement à l’appel adressé à David et à ses successeurs (1ère lecture). Ce n’est pas elle qui fait une place à Dieu dans sa vie. C’est Dieu qui lui donne de reconnaître que, par elle, il veut naître en l’homme, se rendre présent à notre histoire. Ainsi par l’obéissance de la foi, à Celui qui est le seul sage, Dieu, Marie rend possible la révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, mystère maintenant manifesté (2ème lecture) : Jésus-Christ, Fils de Dieu, le Sauveur parmi les hommes. Marie donne Dieu au monde. ..
Et toi mon frère, et toi ma sœur ! Comment à ton tour, aujourd’hui, à la suite de Marie, tu donnes Dieu au monde ? Avec quelles dispositions, en cette année 2020 qui bientôt laisse place à 2021, tu t’avances vers cette naissance de Jésus, la nuit du 24 décembre ?
Marie est la parfaite image de l’Israël qui a su faire le passage de la promesse à l’accomplissement, de l’ancienne à la nouvelle alliance. Elle est la personnification du vrai peuple de Dieu qui tout à la fois engendre le Messie et cependant l’accueille comme un don gratuit d’en haut. N’est-elle pas le modèle de l’Église, qui doit rester tout au long de son histoire en disposition d’Avent ?
Par Marie, prions toujours, sans cesse et à jamais. Avec elle, avançons sur ce chemin de foi, d’espérance et d’amour ; chemin de l’éternelle alliance que Dieu vient sceller avec l’humanité par la naissance de son Fils.  (Père Davy B. B.)

Homélie 3ème dimanche de l’Avent, Gaudete

« Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche »
La Parole de ce dimanche nous dit bien avec force et insistance qu’il faut nous réjouir, que nous avons raison d’être joyeux, même en temps de crise. Car la joie est le baromètre de foi, de notre vie dans l’esprit ! Cette joie manifeste l’anticipation de la promesse qui va se réaliser à Noël.
C’est précisément de cette joie dont nous parle le prophète Isaïe. Il s’adresse à un peuple touché par la pauvreté et l’injustice. Il est envoyé par le Seigneur pour annoncer la délivrance à son peuple. C’est le Seigneur qui apporte la libération, la justice et le réconfort.
Le cantique de Marie est aussi tout entier placé sur le signe de la joie et la
reconnaissance. Marie reconnaît en Dieu le Tout puissant, le miséricordieux, celui qui tout au long de l’histoire a honoré l’Alliance avec son peuple. En ce début de l’Évangile selon saint Jean, nous retrouvons Jean-Baptiste, déjà rencontré la semaine dernière avec l’ouverture de l’Évangile selon saint Marc. Jean-Baptiste, dernier prophète de l’Ancien Testament, qui annonce la venue du Messie, premier prophète du Nouveau Testament, qui dévoile qui est Jésus : il est la Lumière, l’Agneau de Dieu, l’Époux qui vient, le Verbe du Père.
Qui es-tu donc, Jean ? « Je suis la voix de celui qui crie à travers le désert ». Il est la voix, il n’est pas la Parole. Il prête sa voix à la Parole. Il est la voix pour que nous recevions la Parole. La voix, nous l’oublions, mais la Parole demeure en nous. Certains ont pris la voix pour la parole, dit saint Augustin, mais la voix de Jean-Baptiste s’efface pour que la parole demeure en nous. « Il faut que Lui grandisse, et que moi je diminue ». La parole, c’est le Logos, c’est le Verbe du Père qu’il annonce, celui qui était au commencement :
« Au commencement était le Verbe ». Noël, c’est le Verbe qui se fait chair pour nous, pour venir en nous, et il y a une béatitude promise à ceux qui l’accueillent : « Bienheureux ceux qui entendent le Verbe de Dieu et qui le gardent ». A chaque vigile de dimanche, nous chantons le psaume 94 : « Aujourd’hui puissiez-vous écouter sa voix, ne fermez pas vos cœurs comme aux jours de discorde ». Les envoyés de Jérusalem ne peuvent rejoindre la vérité du Baptiste. Ils enquêtent, soupèsent les opinions, ils ne reçoivent pas sa parole parce que leurs cœurs sont fermés. Et nous, pendant cet Avent, saurons-nous écouter la voix de Jean-Baptiste ?
Pour l’écouter, il faut le rejoindre au désert. Le désert est au-delà des lieux habités, de la foule, du bruit, du monde. C’est là où l’ordre du monde ne peut prévaloir, où l’homme se retrouve sans fard, sans rôle à jouer dans la comédie humaine, et où il peut rencontrer Dieu. Et c’est le lieu du silence, où l’on peut écouter.
C’est là que la voix du Baptiste retentit. Si nous n’allons pas au désert, nous ne l’entendrons pas, nous ne sortirons pas du bruit du monde, de notre propre bruit. La prière, la prière silencieuse est essentielle, elle nous plonge dans le désert de notre cœur. Partons au fond de notre cœur, avec nos obscurités, nos ténèbres, pour y trouver la lumière. Partons avec notre soif d’amour inassouvie, pour y rencontrer l’Époux de nos âmes. Partons avec nos peines, nos souffrances, pour rejoindre l’Agneau qui porte l’iniquité du monde.
Alors, que nous dit le Baptiste ? « Redressez le chemin du Seigneur. Il nous invite à dégager le chemin, celui de notre cœur, pour que Jésus puisse y accéder. Dans l’Évangile, on voit Jésus passer et repasser en Judée, en Galilée, à Capharnaüm, à Jéricho… et parfois, il passe son chemin, parce qu’il n’est pas accueilli. Si le chemin de nos cœurs n’est pas dégagé, Jésus ne pourra y passer. Comment dégager le chemin ? Jean-Baptiste nous le dit sans équivoque : en allant recevoir ce baptême de pénitence, qu’il a donné à ses disciples. Quel est-il, pour nous, ce baptême de pénitence ? C’est le pardon du Père que nous recevons pour les fautes que nous commettons. Les obstacles au chemin du Seigneur, ce sont nos fautes, nos détournements, nos trahisons et nos lâchetés. Aplanir le chemin du Seigneur, c’est vivre de cet esprit de pénitence, et recevoir le pardon du Père pour nos fautes. Le sacrement n’est pas tout, avec lui il nous faut aussi nous convertir. Convertir ce qu’il y a de mondain en nous, quitter les apparences du monde pour revêtir l’homme nouveau.
Réjouissons-nous, le Seigneur est proche, le Seigneur vient ! Préparons-nous à l’accueillir avec la simplicité et la confiance d’un cœur de pauvre. Si nous suivons ainsi Jean-Baptiste au désert, nous ne serons pas vêtus de poils de chameau, et nous ne mangerons pas des sauterelles. Mais nous partagerons sa joie, nous deviendrons nous aussi des amis de l’Époux, et nous serons dans la joie à la vue de l’Époux, qui vient.
Père Thomas Messidor
Haïti, 13 décembre 2020

2ème dimanche Avent B

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre : Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans. Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
Frères et sœurs, combien dans une église aujourd’hui (pas dans cette église bien sûr), croient à la fin du monde ?
Lecture du livre du prophète Isaïe : Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu ».
En étant attentif à ces deux lectures, on ne peut s’empêcher de relire l’histoire religieuse de notre pays depuis 60 ans, et nous donner des perspectives, pour redresser une situation qui pourrait paraître perdue. Vous le savez, notre pays, comme une partie de l’Europe occidentale, a fait face dès la fin des années 1960 à un effondrement de toutes les courbes concernant la pratique religieuse. La sociologie nous apprend que de véritables nappes de charriage ont déplacé la jeunesse de cette époque, qui d’un coup, a été avide de liberté, ne voulant plus ni autorité, ni contraintes, ni interdits, et où les activités intellectuelles, culturelles, sportives et ludiques devenaient subitement plus attractives que la messe.
Mais cette analyse doit aussi être complétée par une démission de l’Église à l’issue du concile Vatican II, où toutes les contraintes de la religion sont passées subitement à la trappe : louper la messe n’est plus un péché, et les enfants de chœur ne sont plus utiles ;  le jeun devient une pratique désuet, de même que les processions ou la confession ; ajouté à l’abandon de tout un vocabulaire qui pouvait faire peur ou froisser (le purgatoire, l’enfer), ou ne pas entrer dans une science qui devait tout expliquer (la fin du monde)
.Plus de barrières, et au devant de parents désemparés, est arrivé le « catholique non pratiquant ». Celui-ci, vivant dans le souvenir de la vielle matrice a pu encore vivre quelque chose de l’évangile ; mais le non pratiquant est systématiquement remplacé par un non chrétien. Cette évolution vous le savez, elle est massive. Une religion ne survit pas à l’absence de rites ou de barrières, visibles, et qui construisent la personne. Aujourd’hui, nous ne sommes en France qu’une poignée à pratiquer ; 90% sont dehors, et seront bientôt tous, hors de la sphère et de la culture même du catholicisme.
Les conséquences, d’abord sociales, deviennent monumentales. Prenons les resto du cœur, le secours catholique, le secours populaire et les associations pour les migrants… et je ne parle pas de la visite des malades ou des plus âgés dans les Ehpad ou autre maison de retraite… je n’ai même pas besoin de dire que si on enlève les pratiquants, il ne sera plus possible de continuer… Et pire, pire, prenons la personne elle-même : que va-t-elle penser, comment va-t-elle réagir, lorsqu’au moment de sa mort, elle va voir apparaître cette lumière vive qui voudrait l’envelopper ? Qui aurait voulu l’envelopper ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
« Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers ».
Frères et sœurs, nous crions dans le désert, pas de doute, mais il nous faut probablement passer par là. Il nous faut sortir et parler à la périphérie, comme le Christ savait le faire. Sur le chemin du Christ, il n’y a pas que des chrétiens à 95% (on ne l’est jamais à 100%), mais il y en a beaucoup à 5%. Et je dirais même que notre Seigneur a pris davantage soin de ceux qui peinaient à croire, soin de ceux qui peinaient à prier.
Ste Thérèse d’Avila, qui dans sa jeunesse a eu de grandes difficultés à prier, dit un jour au Seigneur : « Seigneur, 7 fois que je viens, 7 fois que je compte les carreaux ». Et le Seigneur lui a répondu : « Ne t’excuse pas : 7 fois que tu viens me voir ! »

Homélie du 1ère dimanche de l’Avent, le 29 novembre 2020

En ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans une nouvelle année liturgique en prenant le chemin qui mène à Noël, 1er avènement du Fils de l’homme, où Dieu vient s’incarner, se faire l’un d’entre nous. Dieu vient en Jésus visiter son peuple et lui apporter le salut pour la vie éternelle.
L’Avent est le temps où nous redécouvrons toutes les dimensions de l’Attente chrétienne, où nous nous remettons dans la perspective de l’A-Venir que Dieu nous promet.
L’Avent est d’abord le Temps de préparation à Noël où nous sommes invités à commémorer un événement historique, la venue du Christ dans l’histoire des hommes, et aussi à entrer résolument dans une perspective eschatologique, le retour du Christ, lorsqu’il viendra dans sa gloire pour établir définitivement le Royaume d’Amour du Père.
Les chrétiens ne sont pas tournés vers le passé mais vers l’avenir, nous l’avons entendu dans la 2ème lecture. « Ainsi aucun don de grâce ne vous manque,à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ ».1 Co,1, 7
L’Avent est le signe de ce que nous vivons aujourd’hui, le Seigneur est venu, nous le savons, il reviendra dans sa gloire, c’est notre espérance.
Entre le 1er et le 2è avènement de Jésus il y a notre temps où nous participons à la construction du Royaume.
Mgr Aupetit, Archevêque de Paris, et médecin lui aussi, a comparé, dans son homélie de ce jour, le temps que nous vivons à celui d’une gestation, en précisant : Noël est la fécondation, c’est à dire le premier moment de la Vie, le début de la vie éternelle puisque le verbe s’est fait chair. […]
Le temps actuel est comme celui de la grossesse, le bébé est là, on le sait, mais on ne le voit pas encore, puisqu’il est toujours dans la matrice maternelle. On note sa présence dans des signes indirects. Nous savons que Jésus est là mais nous ne le voyons pas encore tel qu’il est dans la gloire de la résurrection. Cependant nous pouvons entendre les battements du cœur de Dieu dans sa Parole.
Pendant ce temps de l’Avent chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, à travers les Prophètes et l’Évangile, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur dans l’espérance.
Dans l’Évangile de ce jour Jésus mets en garde ses disciples et donc nous aussi « Prenez garde, restez éveillés car vous ne savez pas quand ce sera le moment » Veiller veut dire prier, afin d’être remplis de l’Esprit-Saint qui nous fera entrer dans le projet de Dieu, dans la perspective de l’A-Venir qu’Il nous promet, dans l’attente du dernier avènement du Christ, lorsque les temps seront accomplis. C’est là notre espérance chrétienne. Veille et espérance sont liées, sachons en découvrir les signes quotidiens.
Celui qui veille ne dort pas. Nous le savons, quand le téléphone ou l’ordinateur sont en veille il suffit d’un simple clic pour qu’il soit à nouveau prêt et opérationnel, alors que s’ils sont éteints c’est plus long et compliqué. Pour le chrétien c’est pareil, ne soyons pas éteints, sans espérance, restons vigilants.
Alors pour ne pas s’endormir dans la veille, le meilleur moyen est de resté « connecté » à Dieu par la prière. C’est ce que Jésus demandera à Pierre,Jacques et Jean au jardin des Oliviers quand il ira prier avant son arrestation : « Veillez et priez afin de ne pas entrer au pouvoir de la tentation ». Nous connaissons la réponse des apôtres…
Pour être plus vigilant, le pape François a insisté sur l’importance de la prière : « le premier pas dans la prière c’est de reconnaître que Dieu est proche de nous pour ensuite lui demander de se faire plus proche. [..] Invoquons-le, viens Seigneur Jésus, nous avons besoin de toi. Viens proche de nous, Tu es la lumière. Éveille-nous du sommeil de la médiocrité, éloigne de nous les ténèbres de l’indifférence, viens Seigneur Jésus. Rends vigilants nos cœurs, fais-nous sentir le désir de prier et le besoin d’aimer. »
Au long des dimanches de l’Avent nous allumerons les quatre bougies, symboles de paix, joie, amour et espérance, qui viennent éclairer nos ténèbres.
Entrons donc avec joie et avec foi dans cette perspective, en nous préparant à accueillir le Seigneur dans l’enfant de la crèche, en redécouvrant ce chemin de prière, d’intimité avec le Seigneur qui nous ouvre à l’amour et au service de nos frères.
Père Jean-Hugues Malraison, curé