Homélie du 1ère dimanche de l’Avent, le 29 novembre 2020

Homélie du 1ère dimanche de l’Avent, le 29 novembre 2020

En ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans une nouvelle année liturgique en prenant le chemin qui mène à Noël, 1er avènement du Fils de l’homme, où Dieu vient s’incarner, se faire l’un d’entre nous. Dieu vient en Jésus visiter son peuple et lui apporter le salut pour la vie éternelle.
L’Avent est le temps où nous redécouvrons toutes les dimensions de l’Attente chrétienne, où nous nous remettons dans la perspective de l’A-Venir que Dieu nous promet.
L’Avent est d’abord le Temps de préparation à Noël où nous sommes invités à commémorer un événement historique, la venue du Christ dans l’histoire des hommes, et aussi à entrer résolument dans une perspective eschatologique, le retour du Christ, lorsqu’il viendra dans sa gloire pour établir définitivement le Royaume d’Amour du Père.
Les chrétiens ne sont pas tournés vers le passé mais vers l’avenir, nous l’avons entendu dans la 2ème lecture. « Ainsi aucun don de grâce ne vous manque,à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ ».1 Co,1, 7
L’Avent est le signe de ce que nous vivons aujourd’hui, le Seigneur est venu, nous le savons, il reviendra dans sa gloire, c’est notre espérance.
Entre le 1er et le 2è avènement de Jésus il y a notre temps où nous participons à la construction du Royaume.
Mgr Aupetit, Archevêque de Paris, et médecin lui aussi, a comparé, dans son homélie de ce jour, le temps que nous vivons à celui d’une gestation, en précisant : Noël est la fécondation, c’est à dire le premier moment de la Vie, le début de la vie éternelle puisque le verbe s’est fait chair. […]
Le temps actuel est comme celui de la grossesse, le bébé est là, on le sait, mais on ne le voit pas encore, puisqu’il est toujours dans la matrice maternelle. On note sa présence dans des signes indirects. Nous savons que Jésus est là mais nous ne le voyons pas encore tel qu’il est dans la gloire de la résurrection. Cependant nous pouvons entendre les battements du cœur de Dieu dans sa Parole.
Pendant ce temps de l’Avent chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole qui retentit en chaque liturgie dominicale de l’Avent, à travers les Prophètes et l’Évangile, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur dans l’espérance.
Dans l’Évangile de ce jour Jésus mets en garde ses disciples et donc nous aussi « Prenez garde, restez éveillés car vous ne savez pas quand ce sera le moment » Veiller veut dire prier, afin d’être remplis de l’Esprit-Saint qui nous fera entrer dans le projet de Dieu, dans la perspective de l’A-Venir qu’Il nous promet, dans l’attente du dernier avènement du Christ, lorsque les temps seront accomplis. C’est là notre espérance chrétienne. Veille et espérance sont liées, sachons en découvrir les signes quotidiens.
Celui qui veille ne dort pas. Nous le savons, quand le téléphone ou l’ordinateur sont en veille il suffit d’un simple clic pour qu’il soit à nouveau prêt et opérationnel, alors que s’ils sont éteints c’est plus long et compliqué. Pour le chrétien c’est pareil, ne soyons pas éteints, sans espérance, restons vigilants.
Alors pour ne pas s’endormir dans la veille, le meilleur moyen est de resté « connecté » à Dieu par la prière. C’est ce que Jésus demandera à Pierre,Jacques et Jean au jardin des Oliviers quand il ira prier avant son arrestation : « Veillez et priez afin de ne pas entrer au pouvoir de la tentation ». Nous connaissons la réponse des apôtres…
Pour être plus vigilant, le pape François a insisté sur l’importance de la prière : « le premier pas dans la prière c’est de reconnaître que Dieu est proche de nous pour ensuite lui demander de se faire plus proche. [..] Invoquons-le, viens Seigneur Jésus, nous avons besoin de toi. Viens proche de nous, Tu es la lumière. Éveille-nous du sommeil de la médiocrité, éloigne de nous les ténèbres de l’indifférence, viens Seigneur Jésus. Rends vigilants nos cœurs, fais-nous sentir le désir de prier et le besoin d’aimer. »
Au long des dimanches de l’Avent nous allumerons les quatre bougies, symboles de paix, joie, amour et espérance, qui viennent éclairer nos ténèbres.
Entrons donc avec joie et avec foi dans cette perspective, en nous préparant à accueillir le Seigneur dans l’enfant de la crèche, en redécouvrant ce chemin de prière, d’intimité avec le Seigneur qui nous ouvre à l’amour et au service de nos frères.
Père Jean-Hugues Malraison, curé



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