MÉDITATION DU SEPTIÈME DIMANCHE DE PÂQUES « A »

Actes des Apôtres (1, 12-14) ; Psaume 26 (27) ; 1 Pierre (4, 13-16) ; Jean 17, 1b-11a)
THÈME :
La Prière : hier, aujourd’hui et demain

C’est le Septième Dimanche de Pâques. Dimanche de la Grande Prière de l’Église. A la charnière de la solennité de L’Ascension (espérance de la promesse) et celle de la Pentecôte (accomplissement de la promesse), ce dimanche nous introduit dans une attente de la venue de l’Esprit Saint, qui renouvelle la face de la terre et embrase de son feu les cœurs humains. Une attente qui se vit dans la Prière, avec la Prière et par la Prière.
La Prière : hier, aujourd’hui et demain nous ACCOMPAGNE. Elle fait grandir en nous l’amour en la vie, la foi en Dieu et l’espérance en son éternité. Elle alimente et nourrit notre humanité des bienfaits du ciel.
Comme Jésus qui, « en ce temps-là, leva les yeux au ciel et dit », levons, tous, les yeux au ciel et prions ! Disons avec foi : Dieu, Père des miséricordes, de votre Sainte et Divine Majesté, daignez accorder à notre monde effrayé par la pandémie, la grâce de votre proximité ; à notre quotidien obscurci par l’agitation de vues, la gloire de votre lumière ; à notre cœur effrayé par la peur, le secours de votre salut.
« Père, l’heure est venue ». L’heure de sortir de notre sommeil et de nous redresser grâce à la prière. L’heure de mobiliser nos ressources intérieures pour nous réinventer et nous renouveler. L’heure de nous ajuster à la mesure de ta Parole. L’heure de nous mettre au diapason et au rythme de ta très sainte volonté. L’heure d’élargir les dimensions de notre cœur à ton cœur. L’heure d’ouvrir les portes parfois fermées de notre esprit pour te contempler, toi le Vrai Dieu. L’heure d’être, être simplement et humblement.
La Prière : hier, aujourd’hui et demain nous INVITE. Elle nous engage et nous incite à avancer vers la juste et pleine réalisation de la vie, avec toute la complexité de son contenu. Elle nous appelle à bien articuler les combats de nos existences avec tout le poids de ses contours et la charge de ses exigences. Elle nous aide à mieux conjuguer le présent de notre histoire, éclairé par le passé, dans l’horizon d’un futur possible.
Jésus prie. Et nous alors ? Laissons les deux premières lectures nous enseigner.
La Première Lecture nous transporte au premier étage d’une maison de Jérusalem, connu sous le vocable de Cénacle, pour prier. Et si chacun faisait de son espace de vie, un lieu de prière ; un foyer ardent de silence et de recueillement pour rejoindre le Seigneur. N’est-ce-pas là une incitation à faire de nos habitations des Cénacles de prières ? Un appel à habiter la situation de nos vies comme le Cénacle de nos jours ?
La Deuxième Lecture nous entraîne dans les chemins de la grâce de l’Esprit Saint qui repose sur nous. Grâce qui nous rend participants de la béatitude : « Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous ». De quelle manière ma vie peut-elle dire cette béatitude ? Comment, par la prière, témoigner sinon rendre compte du travail de l’Esprit sur nous ? Que notre présence au monde soit signe de Dieu et signature indélébile de sa grâce.
La Prière : hier, aujourd’hui et demain nous CONDUIT. Elle nous porte à « admirer le Seigneur dans sa beauté et nous attacher à son temple » et à écouter le Seigneur nous murmurer dans le cœur : « chercher ma face » (Ps 26).
Dans le sillage du Christ, encore prions ! Bénissons Dieu en manifestant son Nom ! Glorifions le en accomplissant son amour et sa vérité !
Toi mon frère, toi ma sœur,
Avec Marie et les Apôtres réunis au Cénacle que la Prière : hier, aujourd’hui et demain nous mette dans l’éternelle ferveur de dire : Maranata ! Viens Esprit Saint, Viens !
                                                                                                                                   Père Davy 

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