Vœux

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux. »

Dans la nuit de Noël le Christ Jésus,
lumière du monde, est venu éclairer nos ténèbres.
Il nous apporte le salut et la paix, en Lui toute notre espérance.
Que Dieu tout puissant vous bénisse et vous garde en son Amour.

SAINT ET JOYEUX NOËL !

2021 a été une année difficile avec toutes les crises traversées, les
soucis et les peurs dues à la pandémie, les contraintes d’isolement, le
départ d’êtres chers.
Que cela ne nous fasse pas oublier tout ce qu’il y a eu de beau et de
bon au long de ces mois et tous les liens nouveaux que nous avons pu
entretenir avec les plus fragiles et isolés.

2022 pointe à l’horizon, entrons dans cette nouvelle année avec
espérance et force. Restons vigilants, sans catastrophisme, même si
pour l’instant la crise n’est pas encore terminée. Le Seigneur ne nous
abandonne pas.
Cette année sera remplie de célébrations, de partages, de rencontres
fraternelles et généreuses, de pèlerinages…
Ensemble nous avancerons en Église, pleins d’espérance en suivant le
Christ qui nous guide par sa Parole.
« Que le Seigneur vous bénisse et rende ferme votre foi, joyeuse votre
espérance et constante votre charité. »

Père Jean-Hugues Malraison


À propos du rapport de la CIASE

Mgr Guy de Kerimel

Frères et sœurs,
je veux, par ces quelques lignes, vous rejoindre en cette période éprouvante, et vous dire ma proximité. La remise du rapport Sauvé a fait découvrir brutalement l’ampleur des abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique depuis 1950.

Jamais nous n’aurions imaginé un nombre aussi élevé de victimes, une telle somme de souffrance chez des enfants détruits ou blessés à vie. Un tel choc nous éprouve, même lorsque l’on s’y est préparé et que l’on est confronté à ces problèmes depuis quelques années, ce qui est mon cas. Je comprends les réactions de déni ou de révolte, la tentation de quitter cette barque qui semble pourrie, la honte d’être membre de notre Église. « À toi la Gloire, Seigneur, à nous la honte » disait le prophète Daniel, cité par le pape François lors de l’audience de mercredi dernier, à propos du rapport de la CIASE.
Écrasés face au mystère du mal révélé dans toute son horreur, nous avons besoin de parler, mais aussi de prier en silence : Je vous encourage à vous réunir pour parler, pour exprimer vos émotions et vos réactions. Je vous invite aussi à prendre le temps de prier, de laisser se calmer les réactions premières, pour écouter ce que le Seigneur veut nous dire à travers ce rapport douloureux. Priez aussi pour vos prêtres dont une très grande majorité a servi et sert fidèlement le Christ et l’Église ; à eux je redis ma confiance.

Il me semble que ce choc peut être salutaire pour l’Église et nous engager sur le chemin de conversion qu’attend de nous le Seigneur. Il nous faut regarder la réalité en face sans désespérer et prendre les moyens d’être une maison sûre où tous peuvent trouver leur place sans rien craindre. Les évêques de France, réunis à Lourdes au mois de novembre prochain, reprendront le rapport et poursuivront le travail entrepris depuis quelques années pour éradiquer ce mal de l’Église. La lutte contre le cléricalisme et le développement d’un fonctionnement plus synodal dans l’Église, voulus par le pape François, vont dans ce sens.

Les mesures prises dans le diocèse, tant sur l’écoute des victimes que sur la prévention des abus, sont une bonne chose. Il faudra poursuivre notre effort, dans l’humilité et l’espérance, pour que le visage du Christ transparaisse de manière plus claire sur le visage de l’Église.
Je compte sur vous pour qu’ensemble, nous travaillions à être de vraies communautés de disciples-missionnaires. Merci pour votre engagement.
† Guy de Kerimel
évêque de Grenoble-Vienne

Rencontre avec le Vicaire Général

Le mardi 7 septembre, sur l’invitation du Vicaire Général, Loïc Lagadec, les deux Équipes Paroissiales se sont réunies Salle Notre Dame des Cités à Roussillon.

Après nous avoir expliqué le but de sa visite :

Dans un temps d’écoute : chacun à notre tour, nous avons pu dire pourquoi nous avons fait le choix d’être membre de l’E P.

Dans un temps de dialogue : nous avons évoqué nos rencontres de travail en équipes avec nos réussites et nos faiblesses.

Dans un temps de conseil : le Père Loïc Lagadec nous a donné des pistes pour progresser et pour choisir les actions à mettre en œuvre.

Dans un temps d’information : le Pèlerinage Diocésain à la Salette où les orientations du Diocèse seront formulées et la Journée Synodale du 17 octobre à Grenoble.

Boucle magnétique

Voici l’affiche que vous trouverez à l’entrée de l’église d’Anjou.

Une boucle magnétique est un système d’aide à l’écoute
pour Ies malentendants équipés d’une (ou deux) aide(s) auditive(s)
disposant de Ia position T activée. Ce système facilite l’écoute en
milieux bruyants car il ne transmet que les sons utiles sans les bruits
gênants, ce qui facilite Ia compréhension et la concentration. Le signal utile (la voix, la musique…) est émis par une boucle magnétique (l’émetteur) qui est capté par la bobine T (le récepteur) de l’aide auditive. Le son transmis est alors « clair et net », nettoyé de tous sons parasites comme les bruits ambiants, les résonances, l’écho…

Ce système est disponible dans de nombreux lieux publics tels que
les auditoriums, les musées, les salles de spectacle, les théâtres,
les cinémas, les lieux de culte (églises, mosquées,
synagogues …) et les zones de service public (mairies,
bureaux de poste …). Le système peut être utilisé
,. par plusieurs utilisateurs en même temps, du
moment qu’ils sont dans la zone d’émission
couverte par la boucle.

Le signal transmis est un signal électro-magnétique émis par un fil de
cuivre qui forme une grande boucle fixée en périphérie du local
équipé (dans le faux-plafond par ex) qui est capté dans l’aide auditive
par un autre fil de cuivre très fin, enroulé sur une bobine : c’est notre
fameuse bobine T, qui sert d’antenne.

Comme cette antenne prend de la place, il est normal de ne pas la
trouver dans les plus petits appareils (intras/mini contours) pour
privilégier leur discrétion. Mais si cette fonction est nécessaire, il suffit
de voir avec son audioprothésiste si l’aide auditive choisie en
bénéficie et lui demander de l’activer. Ensuite, pour y accéder, il faut
sélectionner le programme adéquat (généralement – et à tort – appelé
<< Programme Téléphone »).

Les lieux équipés d’une boucle d’induction magnétique sont signalés
par un pictogramme bleu avec une oreille barrée et la lettre T.
Remarque : sans le T, ce pictogramme signale un lieu équipé pour
recevoir des personnes déficientes auditives mais sans boucle
d’induction magnétique (transcription écrite sur panneau d’affichage
par exemple).


Pâques 2021

Frères et sœurs, le tombeau vide au matin de Pâques, met l’histoire à rude épreuve. Certes, dans les livres des collégiens ou des lycéens, on dit quand même « selon les chrétiens, le Christ ‘serait’ ressuscité ».
Mais la recherche historique comme la recherche scientifique ne se satisfait pas de zones d’ombres dont on ne sait rien de certain. Ainsi admet-on aujourd’hui d’un évènement qui se produit, et qui statistiquement n’avait absolument aucune possibilité d’arriver, d’être un évènement « informé », c’est-à-dire qui avait en lui une information qui a permis à l’impensable de se produire. Une information qui lui vient d’ailleurs, qui écarte le hasard pour y mettre un programme. Ainsi parle t’on aujourd’hui de la vie : que dans les temps les plus reculés, les cellules vivantes aient un jour délégué une partie de leur intelligence à un corps tout entier qui se formait, constitue un évènement informé. Que les cellules puis tous les organes aient choisis de coopérer constitue un autre évènement informé, c’est-à-dire qu’ils avaient en eux une information qui leur a demandé de le faire.
Que le tombeau du Christ soit vide au matin de Pâques répond d’une certaine façon à une information. Car un tombeau vide, ça ne se termine pas autrement qu’un article plus ou moins développé dans un journal, et ne tient pas l’actualité plus de 8 jours. En tous cas, ça ne peut pas donner au fil des siècles et au bas mot, des dizaines de millions de publications et autres travaux de recherches, des constructions de plusieurs centaines de milliers de bâtiments, des millions et des millions de fidèles qui professent leur foi pour se trouver, 2000 ans plus tard, deux milliards qui disent « je crois » et autant qui disent « peut être que »…
Alors cette information, il faut bien arriver à la nommer. Et elle se met à nous parler, lorsque nous méditons les écritures, et lorsque, notre intelligence devenant trop courte, c’est tout notre être qui se met à frémir et entrevoir ce que l’on osait à peine espérer…
Pâques, c’est d’abord la croix qui parle et qui est victorieuse. Cette croix devant laquelle on se voit pécheurs jusqu’au fond de l’être, mais devant laquelle on se sait pardonné par le plus grand amour ; cette croix qui nous dit d’aller apporter le pardon et l’espoir au cœur de ce monde blessé et meurtri… De lui porter la résurrection
Pâques, c’est Marie Madeleine qui nous parle comme dans la belle séquence Pascale que nous venons d’entendre : « Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?  J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité. J’ai vu le suaire et les vêtements. » Ce sont ces mêmes signes qu’a vu l’apôtre Jean, qui court comme il peut. Il vit et il crut, comme Marie, qui conclut ainsi son poème : « Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! » Et maintenant, chacun de nous, toute l’Église, toute la création peut chanter la dernière strophe de la séquence  « Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Et toi, Roi victorieux, prends nous tous en pitié ! »
Oui, prends nous en pitié, toi qui a relevé les exclus ; toi qui a touché les lépreux ; toi qui a donné un nom aux anonymes ; toi qui a pris sur tes épaules la brebis perdue ; toi qui a accueilli les enfants ; toi qui a séché les larmes des mères.
Cette pitié, c’est cette miséricorde implorée par le larron sur la croix ; c’est cette miséricorde reçue par le fils prodigue qui revient à la maison ; c’est cette miséricorde invoquée silencieusement par la femme adultère devant Jésus qui ne la condamne pas ; c’est cette miséricorde qui fera de Pierre qui l’a renié, le socle de son Eglise ; c’est cette miséricorde qui aujourd’hui devient victoire et certitude : « Oui, Christ est vraiment ressuscité ! Alléluia !» 
Christ, prends nous avec toi dans ta résurrection…

LE CARÊME

– Le carême espace temps : 40 jours pour nous préparer aux fêtes de Pâques, à la victoire du Christ sur le péché et la mort par sa résurrection. Un peu plus de cinq semaines c’est tout à la fois long et donne l’illusion d’avoir du temps, mais c’est aussi très court même sur l’espace d’une vie.
Les semaines s’égrènent très vite et l’on passe sans s’en apercevoir des Cendres aux Rameaux. Ne perdons pas ce temps précieux.
– Le carême espace géographique : Le désert, celui des tentations où le Christ, poussé par l’Esprit a vaincu le diable par la force de la Parole qu’il incarne, où il a porté nos combats et pris sur lui nos péchés. Le désert préfiguration du paradis perdu restauré où le Christ vainqueur vit parmi les bêtes sauvages en harmonie avec la création originelle. Il peut alors nous annoncer que le Royaume de Dieu est proche dans le temps et l’espace. Trouvons le chemin de nos déserts.
– Le carême espace de rencontre : où nous nous retrouvons face à Dieu en vérité, dans le silence de la prière et de l’adoration, dans la solitude intérieure de nos déserts que le Seigneur vient habiter.
40 jours pour apprendre à faire silence en nous, si difficile dans le brouhaha de la vie, pour résister aux tentations de ce monde et nous laisser pénétrer par la Parole de Dieu.
Laissons nous convertir par la Parole.
– Le carême espace de conversion et de réconciliation : pour lutter contre toutes nos tentations de pouvoir, d’avoir, de domination… pour prendre conscience de notre péché face auquel nous sommes impuissants tout seuls et nous en remettre à la miséricorde infinie du Père toujours là pour nous relever. Laissons la Parole nous réconcilier avec Dieu, nous mettre en vérité devant Lui.
–Le carême espace de l’Amour infini : Amour miséricordieux du Père, Amour salvifique du Fils, Amour souffle dynamique de l’Esprit.
Entrons avec foi et joie dans tous ces espaces pour vivre intensément notre carême.
Père Jean-Hugues Malraison


Bouquet de Carême

Le carême nous entraîne au désert avec Jésus, qui a voulu tout assumer de notre condition humaine ;
Le carême nous attire aussi vers la montagne, celle où prière et silence nous aide à rencontrer Dieu avec les apôtres, qui découvrent Jésus transfiguré.

La structure de base du bouquet évoque ces 2 thèmes du désert (les pierres et le sable) et la montagne (bois dressé).

Ce bouquet va évoluer au fil des semaines et s’enrichir de nouveaux éléments correspondant aux textes des dimanches.

1er dimanche : Dieu promet son Alliance à Abraham.

Trois cercles de rotin figurent cette Alliance.

2ème dimanche: la transfiguration.    

Fleurs blanches pour la gloire de Dieu

3ème dimanche: les marchands du temple       

Quelques branches de « monnaie du pape » pour l’argent et branche de pyracantha rouge pour Dieu Amour

Ce dimanche à Anjou : appel décisif pour catéchumène. L’évangile était celui de la samaritaine.
Une cruche avec des tiges ont été rajoutées pour figurer l’eau qui coule.

4ème dimanche: la lumière est venue dans le monde .

branches jaune ( forsythias ou autre )

5ème dimanche: le grain de blé porte beaucoup de fruits

des épis de blé et des fruits rouge

5ème dimanche Ordinaire B

« Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile » nous dit St Paul dans la 1ère lettre aux Corinthiens. Voilà une affirmation qui nous presse, mais en même temps qui peut nous rendre si craintifs, tant la tâche dans ce monde actuel peut s’avérer ardue, difficile, voire décourageante. Nos contemporains  paraissaient il y a peu, bien plus intéressés par le progrès issu des 30 glorieuses… qui a pourtant bien tardé à les sauver. Aujourd’hui, tous sont largement désorientés par cette pandémie qui ruine tous les faux-semblants du matérialisme dont les hauts parleurs sont devenus d’ailleurs bien inopérants… Mais si on parle de Dieu ce n’est que pour dire sa non intervention, signe de son éloignement, voir de son absence…
Alors comment annoncer aujourd’hui l’évangile, si ce n’est d’être attentif à ce que nous demande le Christ. Prenons l’évangile d’aujourd’hui pour voir comment le rendre audible auprès de nos contemporains.
Premier tableau : Jésus est dans la maison d’un disciple nommé Simon dont la belle mère est très malade. Jésus la saisie par la main et la voilà guérie ! Incontestablement, Jésus fait beaucoup mieux que le plus doué des médecins, au point que nombreux puissent douter d’un tel miracle. Jésus la saisie par la main… A notre niveau, le rôle de la main n’est-il pas magnifique ? Le futur baptisé à qui l’on impose la main pour entrer sur ce chemin qui mène au Royaume ; les futurs époux qui joignent leur main en vue de recevoir le sacrement de mariage pour toute la vie ; le malade à qui l’on prend la main… Comme le Christ a saisi la main de la belle mère de Simon, oui, avec notre main nous pouvons apporter quiétude, sentiment de confiance, voire paix intérieure. Comme le geste du Christ, nous pouvons faire un miracle presque aussi élevé…
Deuxième tableau : le soleil est couché et on amène au Christ des gens possédés par le démon. Et le Christ les guéris. Alors vous les grands parents, si vous évoquez le diable à vos petits enfants qui sont lycéens ou étudiants en parlant de celui qui a des cornes et une grande fourche, vous risquez d’être rapidement à court d’arguments sérieux… Et pourtant, vous les jeunes, vous les parents, vous les grands parents, nous tous ici dans l’église et tous ceux qui n’y sont pas, ne sommes nous pas possédés par les sentiments de jalousie, d’orgueil, de moquerie, de colère et de tout ce qui un jour peut faire mal à l’autre ? Avec le Christ nous pouvons combattre tous ces maux ; avec le Christ et lui seul, -je dis bien et lui seul, car aucune autre religion, ni aucune doctrine, ni aucun courant de pensée ne va aussi loin dans le pardon- Oui, avec le Christ donc, nous pouvons guérir, et nous guérir nous-mêmes des démons de la jalousie et autre avarice ; car sa parole libère, voit l’autre de façon positive parce qu’il est, comme nous, un être sacré.
Troisième tableau : Jésus se lève avant l’aube et se retire dans un endroit désert et il prie. Toute définition de l’homme qui retire de la personne sa réalité métaphysique fait une erreur dommageable. Nous avons la pensée et la conscience, et nous savons, nous croyants, d’où cela nous vient. Prier est un exercice à la fois noble et d’une grande humilité, où le mensonge ne passe pas, où la réalité de tout notre être est mis à nu devant celui qui est plus grand que nous.
Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile… Alors, bonheur pour moi si je prends la main de celui qui souffre ; bonheur pour moi si je combats les démons qui m’habitent ; bonheur pour moi si je me conforte dans ma relation avec celui qui est le plus grand.