Ste Trinité 2020

Qu’est-ce qui fait le poids d’une vie ? Qu’est-ce qui fait qu’une personne nous marque plutôt qu’une autre ? Entrons dans nos souvenirs d’êtres chers qui nous ont quittés : que retenons-nous des personnes parties pour l’au delà ? Leur intelligence ? Leur argent ? Leur apparence physique ? Ou bien leur faculté à nous avoir écouté, nous avoir rassuré, nous avoir montré ce qui est fondamental ; leur souci de se tourner vers les autres aussi ; en un mot… le poids de leur humanité…
Cela nous pose la définition de l’homme et nous ramène à ce court passage d’évangile où le Christ nous dit de croire pour éviter le jugement. Toute la question que nous avons tendance à esquiver de nos jours c’est d’ailleurs : est-ce que l’on peut être sauvés sans croire ; est-ce que l’on peut être sauvés sans être baptisés… Il y a 50 ans, la réponse était clairement non. Aujourd’hui, face à la masse de ceux qui sont en dehors, on peine à répondre, ou alors on se fabrique nous même une réponse humaniste ; mais notre pensée et nos avis n’ont jamais créé la vérité. La seule Vérité vient des écritures donc de Dieu. Et c’est là que les lectures de Saint Paul sont très éclairantes : « Frères, cherchez la perfection (ce qui veut dire que l’on peut tendre vers, mais jamais y parvenir), soyez d’accord entre vous (voilà un beau programme au travail, dans les associations et même dans les familles…) et soyez dans la joie. Alors Dieu sera avec vous. »
Alors me direz-vous, il y en a tant qui rentrent dans ce profil sans avoir la foi ; et c’est vrai. Mais pour autant, ceux qui ont la foi doivent coller davantage à ce profil. Un peu comme les jeunes à l’école ou au lycée : même si il y en a toujours quelques uns dans les coins de classe qui ne font rien, globalement l’école obligatoire à élevé le niveau d’instruction. De même nous qui sommes là dans cette église, nous devrions être en tête pour la paix entre les hommes, pour la justice, la bonté, la charité…
Oui, mais malgré les exhortations de Paul, nous restons pécheurs, et nous pouvons être prisonniers de ce péché. Croire en Dieu et croire en son humanité pécheresse ne fait qu’un. Il nous faut comprendre le mal et le malheur, et je dirais même que pour le comprendre, il faut croire en Dieu. Sinon, ce mal ronge nos sociétés, et les amènent à se retourner sur elles mêmes sans réponse et sans consolation. On le voit dans la masse informe de ceux pour qui Dieu ne dit rien, et qui passent des plaisirs artificiels les plus fous, aux malheurs les plus impossibles à vivre…
Oui, l’humanité est pécheresse, mais ce péché ne s’entend que par le pardon infini du Père, racheté par ce Fils, venu pour nous sauver. Et la compréhension ne peut se faire que par l’Esprit Saint. Voilà cette Sainte Trinité que nous fêtons aujourd’hui, et qu’il n’est pas utile de vouloir enfermer dans des études sans fin pour savoir comment un Dieu peut être dans trois personnes à la fois. Un Dieu Père et créateur de toutes choses, envoie son Fils unique pour nous visiter et nous racheter, et son Esprit pour vivre de sa Parole et de son pardon depuis le jour de la Pentecôte. Cet Esprit immatériel, qui nous fait entrer en communion déjà avec ce Dieu immatériel, et tous ceux qui nous ont précédés, et qui sont dans le monde immatériel de Dieu.
Que la grâce de Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père, et la communion de l’Esprit Saint soit toujours avec nous tous !

Thierry Merle Diacre

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